Voyage a Ottawa… l’école sans papier ni crayon…WOW!

Mardi dernier j’ai eu la chance de participer à une mission à Ottawa où nous sommes allés rencontrer les gens du Conseil des Écoles Catholiques de Langue Française du Centre-Est. Nous y avons visité l’École Secondaire de Formation Professionnelle et technique. Nous avons aussi rencontré les hauts-dirigeants du conseil qui nous ont expliqué la structure politique de leur organisme ainsi que leur système d’imputabilité.

La première partie de la journée fut pour moi de très grand intérêt. Elle me donna de nombreuses idées concernant des façons différentes de qualifier nos élèves. La deuxième partie fut moins pertinente dans mon cas: je suis assez loin de la politique scolaire et des problématiques de direction générale.

La visite de l’école secondaire de formation professionnelle et technique m’a vraiment impressionnée. Il s’agit d’une école secondaire ayant une clientèle d’élève ayant des difficultés d’apprentissage ou fonctionnant mal dans une école régulière.

Un régime coopératif sur 12 mois

Cette école secondaire offre des services d’enseignement 12 mois par année basés sur une approche constructiviste, une profonde intégration des TIC et un système de stages coopératifs. Les élèves peuvent s’inscrire à cette école à partir de la dixième année. L’année est divisée en semestre de 3 mois. De nouveaux élèves peuvent s’inscrire à chaque semestre.
Les élèves sont en classe 3 mois, en stage 3 mois, en classe trois mois et ainsi de suite. Les vacances des élèves sont planifiées avec ces derniers. Lors du premier stage, l’élève reçoit des crédits et n’est pas payé. S’il est assez bon, l’employeur peut choisir de reprendre un élève pour un deuxième stage qu’il doit alors rémunérer.

Une approche basée sur des compétences d’employabilité

Dans cette école, on a choisi de développer des compétences transversales énoncées en terme de compétences d’employabilité.
L’une des compétences les plus importantes est le respect des horaires de travail. Un contrat très précis est signé par l’élève et ses parents.

Une école sans papier ni crayon

La clientèle de l’école est à très forte majorité visuelle voir même kinesthésique (interprétation personnelle). Ce type d’élève fonctionne très mal dans un environnement traditionnel. La direction de l’école à donc supprimer tous les volumes de classe et le matériel scolaire pour le remplacer par de l’équipement informatique. Dans cette école, aucun cours magistral n’est donné. On privilégie une approche constructiviste basée sur une pédagogie de projet. Les savoirs enseignés sont de l’ordre des trois derniers échelons de la taxinomie de Blooms : l’analyse, la synthèse et l’évaluation.
La moitié du programme de math est réalisé avec Autocad, les cours de sciences sont réalisés avec crocodile physics et chemestry.

Une main de fer dans un gant de velours

Le contrat mentionné précédemment est respecté à la lettre. Les règlements sont clairs et les conséquences sont appliquées. L’élève a cependant la chance de se réinscrire à chaque semestre. Et ce qui n’est pas écrit dans le contrat est accepté.

Toutes les stratégies utilisées pour amener les élèves à réussir sont basées sur la responsabilisation et sur la mise en place de très hauts standards très rigides.

C’est tout pour le moment, je poursuivrai le descriptif lors d’un prochain billet.

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